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Cœur : syndrome de Wolff-Parkinson-White (syndrome WPW)

Chirurgie

Si les divers traitements qui vous ont été prescrits pour votre arythmie cardiaque n’ont pas procuré le soulagement recherché, votre médecin pourrait recommander une ablation par cathéter. Dans le cadre de cette opération, une électrode envoie du courant de faible tension et de haute fréquence afin de détruire le tissu cardiaque responsable de l’arythmie.

Voici ce que les personnes qui subissent une ablation par cathéter peuvent espérer comme résultat :

  • une réduction à long terme du nombre d’épisodes d’arythmie et une diminution de la gravité des symptômes ou
  • le retour permanent d’un rythme cardiaque normal.

Cela signifie qu’après une ablation par cathéter, le patient ne sera plus obligé de prendre des médicaments destinés à contrôler le rythme ou la fréquence cardiaque (ou, en tout cas, qu’il lui faudrait en prendre moins). Quoi qu’il en soit, ne modifiez pas votre médication sans en parler d’abord à votre médecin.

Le spécialiste de l’électrophysiologie discutera avec vous de tout risque et avantages particulier avant la procédure.

La procédure d’ablation par cathéter commence toujours par un examen électrophysiologique.

Préparation en vue d’une ablation par cathéter

Votre médecin vous dira d’avance si vous devez ou non cesser la prise de certains de vos médicaments. Ne modifiez pas votre médication sans lui en parler d’abord.

Habituellement, le médecin vous demandera de ne pas manger ni boire dans les six à huit heures qui précèdent la procédure.

La région du corps par où le cathéter sera introduit sera rasée et soigneusement nettoyée. Habituellement, il s’agit de l’aine, mais ce pourrait aussi être le cou. N’ayez crainte : on aura recours à une anesthésie locale au site d’insertion des cathéters.
Les cathéters seront ensuite introduits. Il se peut, au début, que vous sentiez une certaine pression au site d’insertion.
Par ailleurs, on vous donnera un léger sédatif.

Ce qui se passe pendant la procédure d’ablation

Le cardiologue spécialisé en électrophysiologie ainsi que les autres spécialistes du laboratoire vont utiliser une variété de systèmes d’imagerie et de surveillance, lesquels les aideront à faire avancer les cathéters vers votre cœur et à localiser l’endroit précis de l’ablation à effectuer – et bien sûr à évaluer l’avancement du travail à réaliser.

Aussi, en fonction de votre anatomie, certains spécialistes prendront les mesures nécessaires pour éviter d’endommager les tissus situés près de votre œsophage. Il se pourrait qu’on vous demande de boire une substance crémeuse faisant en sorte que la région de l’œsophage paraisse mieux, sur la radiographie.

L’ablation par cathéter fait appel à une série de fils (cathéters) minces et flexibles qui peuvent être introduits par une artère ou une veine (habituellement dans l’aine ou dans le cou), en vue d’être acheminés jusqu’au cœur.

La position des cathéters est visible grâce à la fluoroscopie, qui est une technique spéciale de surveillance faisant appel aux rayons X.

Une fois rendu(s) au cœur, l’un ou plusieurs cathéters sont mis à contribution pour cerner la source des signaux électriques anormaux.

On vous donnera des médicaments pour accélérer votre fréquence cardiaque. Il se pourrait aussi qu’on vous administre un médicament ou une stimulation électrique dont l’objectif sera de provoquer le rythme cardiaque anormal. Cela aidera le médecin à cerner les régions du cœur qui sont à l’origine de l’arythmie.

Certaines personnes qui subissent cette procédure peuvent ressentir un inconfort temporaire à la poitrine. Si c’est votre cas, dites-le au médecin; il pourra vous donner un médicament destiné à soulager cet inconfort.

Lorsque l’électrophysiologue aura trouvé la source de votre arythmie, il acheminera un autre cathéter à cet endroit. Cet autre cathéter sert à émettre des ondes à haute fréquence destinées à détruire les régions défectueuses, pour dire les choses simplement. Cela crée alors une petite cicatrice (une « lésion ») au travers de laquelle les signaux électriques ne pourront pas passer.
Après avoir détruit les zones à problème, le médecin tentera de reproduire de nouveau votre arythmie, pour évaluer votre rythme cardiaque. S’il ne note pas un retour à un rythme rapide, une ablation par cathéter pourrait de nouveau être nécessaire.

L’ensemble de la procédure (y compris l’examen électrophysiologique et la cartographie des voies de conduction) peut prendre plusieurs heures.